jeudi 28 octobre 2010

La World Famous Pumpkin Race


L'année dernière, nous avions croisé sur notre balade la Pumpkin race, gros événement de Manhattan Beach. Tous les ans le dimanche d'avant Halloween, Manhattan Beach organise la plus grande course de citrouilles du monde. Bon, c'est vrai que je n'en connais pas d'autre... Le principe est simple: 6 concurents lançent leur citrouille sur roue dans la pente de la rue principale. La première arrivée - peu importe l'état- a gagné.



Cette année, Louis n'y tenant plus a motivé quelques amis pour faire la citrouille la plus parfaite sur un plan technique comme sur un plan esthétique. Notre mascotte: le coq gaullois, évidemment. Nous voilà donc à étudier les citrouilles proposées au village et dans les supermarchés. Les stands mettent à disposition des kits d'axes et de roues, des rampes de test, des pit stop déco, des pit stop bouffe, évidement...  Les kits proposés sont techniquement faibles, d'après nos ingénieurs, mais faute de mieux, ça fera l'affaire. Après s'être bien moqué des professionels au stand de montage citrouille, ils ont décidé de rentrer à la maison pour faire mieux de leur coté.



 

Nous avons deux heures pour créer une merveille d'ingénierie et de design. A plusieurs mains, on y arrive, l'union fait la force: nous voilà avec un magnifique coq gaullois. Non, ce n'est ni une poule, ni un poulet, ni une dinde de thanksgiving, comme disent les gens de la rue émerveillés par notre création. C'est un fier coq, et pas un cygne, comme le suppose l'arbitre-commentateur de la course. Cela nous a valu trois minutes de gloires où tout le monde a applaudi les français. Les enfants sont déguisés sur le même thème que leur citrouille, et derrière les plus belles se cachent des parents hyper motivés. Un monsieur avec un magnifique vaisseau de Star Wars est accompagné d'un enfant qui ne touchera même pas sa citrouille. Il sera là sur les photos, c'est déjà bien...


On arrive juste à temps pour les dernières selections. Après 20 bonnes minutes de queue parmi quelques très beaux specimens, notre coq est prêt à s'élancer. La règle du jeu interdit la poussée initiale: il faut juste le lacher dans la pente. 1 2 3 partez! Notre coq s'élance doucement mais fierement vers la ligne d'arrivée, tout de suite doublé par 5 misérables citrouilles. Cahin caha, au moins, il va droit! - ce qui n'était pas le cas lors des tests dans notre rue...-



Notre coq est fatigué et à l'air un peu moins fier... mais l'important c'est de participer. Il sera quand même sur plusieurs photos, et peut être même dans le journal municipal!

Plus de photos - peut être même de notre coq- sur le site web de la course

vendredi 22 octobre 2010

La côte ouest de Maui: touristes et canne à sucre

Puisque les souvenirs de voyages persistent - enfin, j'espère- je me permets de faire un bond dans ma chronologie pour raconter Hawaï. Trop de choses à partager.

Après environ 5 heures de vols collés serrès à 15°C, notre arrivée à Honolulu- sur l'île d' O'ahu- est moite. Il fait nuit, l'air sent le sucre et les fleurs. Pas le temps d'enlever les jeans et les pulls, on doit prendre le petit avion jusqu'à Kahului, la capitale de Maui. Pas de vahinées ni de colliers de fleurs- lei-, mais de la musique hawaïenne, du ukulele et des hotesses qui nous servent du nectar mangue- goyave. Raffinement extrême: les avions hawaïens sont équipés d'humidificateurs d'air, et ça, après quelques heures de clim glaçée brassée au moteur, ce n'est pas négligeable.

Une première journée à Maui nous convainc de sa réputation: une île à touristes. Et encore, on est hors-saison! les enormes resorts, hotels et lotissements bordent les routes et les plages, dans un paysage de volcans et de canne à sucre. Nous remontons d'abord la côte ouest: les paysages changent en quelques kilomètres: après la verdure les champs de pierres de lave, arrides. Les villes sont tranquilles, tout le monde est paisible. Les voitures se mettent sur le côté pour te laisser passer: les locaux conduisent en regardant le paysage, et te font un petit shaka, "ça va, c'est cool..." Encore plus détendus que les Californiens, c'était donc possible!

Mais parlons peu, parlons bien et revenons à l'essentiel: notre première baignade fut dédiée aux fonds marins, dans une petite crique privée et surveillée, Honolua. Rien n'est indiqué, nous avons suivi les voitures mal garées, et au loin, les nombreuses petites têtes au tuba fluo à la surface de l'eau. Heureusement qu'on est peu, ce matin, il n'y aura que 200 personnes, contre 1000 en été... On a d'abord traversé une forêt de lianes et d'anciennes sépultures. Les poulets se promènent en liberté. Après avoir enfilé tout notre attirail sous des cocotiers - très dangereux, les cocotiers! - on a enfin le monde de Némo au bout des palmes! Comme prévu, l'eau est chaude et on y rentre sans y penser. Après la baignade, on goute aux mangues et aux mini-bananes négociées à un petit stand de bord de route. Sur la pelouse, à l'ombre des palmiers, en regardant les enfants qui surfent sur une eau claire, on comprend mieux l'idée du paradis. Et là, c'est fini, le corps s'endort. Les spécialistes appellent ça le syndrôme de la Polynésie. Plus moyen de bouger, d'ouvrir les yeux. On s'englue dans son plaisir. Mais alors violent. Ils disent que ça se vérifie: humiditée, chaleur, changements climatiques et décalage horaire, ça assome le touriste. Le problème majeur est quand il s'associe à un mal de gorge fatal avec l'eau de mer, au nez bouché, syndrôme que je nommerais, après expérimentation systématique, "le syndrôme de l'avion".

Notre journée de plage se finira... sur une plage de sable dorée, au sud de l'île. Le soleil se couche dans le cratère de Molokini, au milieu de l'océan. Les derniers rayons de soleil luttent avec de gros nuages noirs: quelques gouttes tombent, rafraîchissantes et à peine mouillées.

mardi 5 octobre 2010

Aloha... en attendant Hawaï

Nous revenons juste d'Hawaï...et j'ai encore du mal à réaliser. J'ai tellement hâte de raconter que je vais racourcir mes récits en albums photos, puisque pour l'instant, j'ai surtout des voyages dans la tête, plein, encore et encore et encore
Mahalo pour votre patience!

mardi 14 septembre 2010

Dépassée par les destinations...

Alors que nous sommes en septembre, j'en suis encore à raconter nos voyages de mai. J'ai tellement de temps à rattraper, et surtout beaucoup de destinations. A venir, la fin de notre grand tour par Bryce Canyon et Zion Canyon, puis Big Sur, Carmel, et Yosemite... tout ça en attendant Hawaï!
Il ne s'agit que des voyages: j'ai tellement de choses à raconter, à part ça!
J'espère en tout cas continuez à vous embarquer avec nous autant que possible!
See ya soon pour de nouvelles aventures

Lower Antelope Canyon

Antelope Canyon, Page et le Lake Powell

Les gens nous avaient certifiés qu'une étape au Lake Powell était plus que nécessaire. C'est magnifique, paraît-il, et l'on peut s'y baigner!

Après Monument Valley, nous avons donc filé en direction du Lake, en s'arrêtant toutefois au Lower Antelope Canyon: au pied d'une usine éléctrique de la ville de Page, les Navajos font visiter un étroit couloir de roche rouge et sculptée par l'eau. Vue de l'extérieur, le site ne se soupçonne pas, mais la balade dans les recoins sableux du canyon devient une petite aventure spéléologique assez amusante.

Il fait plutôt chaud quand nous arrivons au Lake Powell,le niveau de l'eau est bas, le paysage est lunaire, sans ombre. Le site de camping est une immense dalle de goudron plantée sur du sable poussiéreux, sans aucun camping-car: tout le monde s'est installé près du lac, sur la "plage". Ils ont sorti les télés, les barbecues à gaz, le matériel de pêche. Y a même un chat en laisse. Ils en sont à préparer le repas du soir, parce que oui, c'est vrai, il est quand même 17h! alors après avoir trouvé une place derrière un gros RV, au risque de s'enliser, on a glissé nos pieds dans la vase glauque et chaude de l'eau du Lake Powell. Non, à part Renaud, personne n'ira dans l'eau...

La soirée s'annonçant funky dans l'Utah,chez les mormons, nous partons faire la fête à Page,de l'autre côté de la frontière, dans l'Arizona. Créée en 1957 pour accueillir les ouvriers du barrage de Glen, la petite ville est située "à l'endroit où les arbres meurent d'effroi", comme disent les indiens... Effectivement, l'endroit à l'air assez mort, mais les quelques bars ont l'air bien sympa. Guidés par le Routard, nous trouvons un vrai bar de locaux - des indiens Navajo qui nous accueille à bras ouvert, c'est le moins qu'on puisse dire. Après un câlin "hug" au videur Navajo, nous apprecions un ptit groupe "garage" qui joue des classics rocks et des compos. Très bons! Le bar se peuple et les gens dansent... Cécile avec un vieux tatoué aux moustaches tressées. Et moi j'ai oublié l'appareil photo.