mardi 14 septembre 2010

Dépassée par les destinations...

Alors que nous sommes en septembre, j'en suis encore à raconter nos voyages de mai. J'ai tellement de temps à rattraper, et surtout beaucoup de destinations. A venir, la fin de notre grand tour par Bryce Canyon et Zion Canyon, puis Big Sur, Carmel, et Yosemite... tout ça en attendant Hawaï!
Il ne s'agit que des voyages: j'ai tellement de choses à raconter, à part ça!
J'espère en tout cas continuez à vous embarquer avec nous autant que possible!
See ya soon pour de nouvelles aventures

Lower Antelope Canyon

Antelope Canyon, Page et le Lake Powell

Les gens nous avaient certifiés qu'une étape au Lake Powell était plus que nécessaire. C'est magnifique, paraît-il, et l'on peut s'y baigner!

Après Monument Valley, nous avons donc filé en direction du Lake, en s'arrêtant toutefois au Lower Antelope Canyon: au pied d'une usine éléctrique de la ville de Page, les Navajos font visiter un étroit couloir de roche rouge et sculptée par l'eau. Vue de l'extérieur, le site ne se soupçonne pas, mais la balade dans les recoins sableux du canyon devient une petite aventure spéléologique assez amusante.

Il fait plutôt chaud quand nous arrivons au Lake Powell,le niveau de l'eau est bas, le paysage est lunaire, sans ombre. Le site de camping est une immense dalle de goudron plantée sur du sable poussiéreux, sans aucun camping-car: tout le monde s'est installé près du lac, sur la "plage". Ils ont sorti les télés, les barbecues à gaz, le matériel de pêche. Y a même un chat en laisse. Ils en sont à préparer le repas du soir, parce que oui, c'est vrai, il est quand même 17h! alors après avoir trouvé une place derrière un gros RV, au risque de s'enliser, on a glissé nos pieds dans la vase glauque et chaude de l'eau du Lake Powell. Non, à part Renaud, personne n'ira dans l'eau...

La soirée s'annonçant funky dans l'Utah,chez les mormons, nous partons faire la fête à Page,de l'autre côté de la frontière, dans l'Arizona. Créée en 1957 pour accueillir les ouvriers du barrage de Glen, la petite ville est située "à l'endroit où les arbres meurent d'effroi", comme disent les indiens... Effectivement, l'endroit à l'air assez mort, mais les quelques bars ont l'air bien sympa. Guidés par le Routard, nous trouvons un vrai bar de locaux - des indiens Navajo qui nous accueille à bras ouvert, c'est le moins qu'on puisse dire. Après un câlin "hug" au videur Navajo, nous apprecions un ptit groupe "garage" qui joue des classics rocks et des compos. Très bons! Le bar se peuple et les gens dansent... Cécile avec un vieux tatoué aux moustaches tressées. Et moi j'ai oublié l'appareil photo.

mardi 7 septembre 2010

Sur les ondes cet été, la plage

Le sud de la Californie produit pas mal de ptits groupes de surfeurs plagistes cool et tranquilles. Bien sûr, les deux emblêmes So Cal sont Sublime qui viennent de Long Beach, et No Doubt, qui viennent d'Anaheim. Cette été, on a entendu beaucoup de Lay me down, par les Dirty Heads, accompagné de deux mecs de Sublime. Voilà le goût de la vie ici.

mardi 24 août 2010

Monument Valley



La journée était déjà bien avançée lorsque nous avons quitté Grand Canyon. La route suit le Colorado puis traverse le Little Colorado pour arriver en territoire Navajo. Les petites cabanes d'artisanat Navajo - et peut être Hopi- se font plus nombreuses. La route remonte dans le Painted desert, longe la reserve Hopi enserrée en territoire Navajo. Après Kayenta et ses stations essences qui surgissent dans un désert de terre rouge,on commence à apercevoir les mesas, ces hauts pitons plats sortis de nulle part... le soleil se couche, tout s'enflamme. La nuit est tombée sur Monument Valley.

Le territoire Navajo est le plus vaste des territoires indiens aux Etats-Unis, avec plus de 175 000 habitants vivant sur environ 69 000 km2, entre Arizona, Utah, Colorado et Nouveau Mexique. Arrivés en terre Hopi aux environs du XIIIe siècle, les Navajo ont été déportés à Fort Sumner en janvier 1862. Les pertes humaines de la Longue Marche - the Long Walk, 500km en plein hiver- ont été suivies de celle d'un quotidien dans la première réserve indienne, Bosque Redondo. Après les famines, les épidémies, les conflits entre les différentes tribus, le gouvernement consent en 1868 au retour des Navajo sur leur terre, limitée alors à 14 000km2. Suivant le tracé gouvernemental américain, cette terre traditionnelle et sacrée entoure le territoire Hopi. Les deux peuples n'ont jamais été en très bon terme, et aujourd'hui, alors que l'économie du tourisme fait rage, les Hopis se sentent complétement phagocytés.

Nous garons RV - le camping car- sur l'ère de camping: un terrain de sable rouge bien compressé, avec 3 toilettes de chantier et deux tables de pic-nique. Sobre, mais bon, on n'a besoin de rien, on est là pour communier avec les éléments. Tiens, au fait, la pierre indienne qui interconnecte l'homme aux éléments naturels est la turquoise.
Je suis tellement Nature que je suis irrésistiblement attirée par la boutique de souvenirs Navajo, entre l'hôtel et le musée. Je vais pouvoir être encore plus en phase avec toutes ces très belles bricoles artisanales! pas très loin se cachent des Minnetonkas, les célèbres mocassins indiens prisés des stars hollywoodiennes comme des minettes germanopratines... Possible ou pas? Cécile adhère à mon envie. Validée, nous étudierons la question demain.

Après une très courte nuit noire agrémentée de hurlements de coyotes, Louis et moi mettons les pieds dans le sable rouge pour voir le soleil se lever sur les Mesas célèbre de Monument Valley. Tiens, y a John Wayne, là-bas... A bien y regarder, on les reconnaît, comme si on les avait toujours vues. Le fait est, vu le nombre de films tournés ici, on les a vu un grand nombre de fois depuis tout petits. Mais rien n'empêche le spectaculaire, c'est quand même mieux en vrai!

Notre cher RV continue à montrer ses limites: il ne pourra pas remonter sur les pistes caillouteuses de la Valley sans l'intervention des dépanneuses Navajo... nous renonçons au grand tour pour marcher deux heures autour d'une Mesa. Les lézards sont gros comme des varans et les énormes colonies de fourmis rouge sur sable rouge rappellent les tortures indiennes. La balade n'est pas longue, plutôt tranquille. Nous partons tôt: après Antelope Canyon, il sera peut être encore temps pour une baignade dans le Lake Powell...

jeudi 17 juin 2010