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vendredi 21 mai 2010

jeudi 20 mai 2010

La neige de mai à Los Angeles: Big Bear




Un peu d'hiver à LA? Dès les premières vagues de froid,en novembre, la neige a recouvert la chaîne de San Gabriel et au lendemain des jours de pluie à Manhattan Beach- si, si...- on voyait là-bas, derrière les palmiers, les collines d'Hollywood blanches de sucre-glace. Alors que nous étions encore à barbotter dans l'eau sous un soleil de 25°C, les jeunes californiens passaient leurs week-ends à la montagne. Mine de rien, Los Angeles c'est aussi le ski! j'aurais presque envie d'essayer...

D'après la légende, les stations sont à deux heures de la plage, montre en main... les jours où absolument personne n'a décidé d'aller skier: impossible d'atteindre les stations bondées de décembre à février. Un genoux abîmé et mon amour naturel du ski nous ont permis d'attendre la fermeture des pistes pour enfin découvrir Big Bear, petit village suisse de Californie sous le beau soleil de mai.

Big Bear Lake est situé au bord d'un beau lac artificiel, au milieu de la Forêt Nationale de San Bernardino qui, sous une déclinaison de pins et de sapins, abrite de gros ours- comme le nom du village le laisserait à penser. Les indiens Serrano et Cahuilla y survivaient en chassant le grizzli... j'essaierai de l'oublier dans nos prochaines balades. On accéde au village par une longue route de crête qui longe des à-pics couverts de neige: la montée à plus de 2000 mètres est brutale. Le village mêle des châlets suisses, des maisons bavaroises, un magasin de spécialités allemandes à côté d'un magasin indien, des maisons canadiennes et un restaurant himalayen avec un délicieux fromage au lait de yack fait maison -sur place?

Après dégustation de mets locaux et moins locaux, ainsi qu'un peu de repos dans une piscine brulante, nous avons pu profiter des magnifiques promenades en forêt. La terre est étonnement très sêche, et le vent souffle fort: à en juger par les immenses étendues de vieux troncs calcinés, des pans entiers de forêt doivent être réguliérement ravagés. Les deux heures de promenade au grand air sont bien salutaires et pédagogiques: un guide de la faune et de la flore nous apprend que par là vit l'ours, le lion des montagnes -plus connu sous le sobriquet de puma-le lynx et notre cher ami, le serpent à sonette. La chance avec nous, nous avons seulement pu admirer les beaux écureuils, lézards, et quelques rapaces.

Une fois de plus, la nature Californienne et ses grands espaces nous a plus que séduit. Du vrai rêve. Je pense me faire ermite. Et c'était bien vrai, quand personne ne décide d'aller skier, le trajet dure deux heures montre en main... et après une descente bien sentie au niveau des tympans, nous avons tristement retrouvé la ville, les kilomètres et les kilomètres de lotissements aux pelouses vertes et grasses, en plein milieu du desert. Nature, je reviendrai...