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lundi 6 décembre 2010

Arlington West Memorial

Tous les dimanche, la plage au nord du peer de Santa Monica se couvre des croix des militaires américains morts en Iraq et en Afghanistan.
L'association des Veterants for Peace symbolise les vies américaines par des croix, des étoiles de David ou encore des croissants de lune -très peu nombreux- Chaque croix rouge représente à elle seule 10 vies, et une rangée de cercueils drapés du drapeau américain et marqués d'une croix bleue symbolise les morts de la semaine ou/et du mois.



On se retrouve là, en dessous de la grande roue de Santa Monica et des baraques à frites devant une mer de croix.



Les gens viennent s'y recueillir, apporter des fleurs, des petits mots. Depuis le début des opération irakienne et afghane, plus de 500.000 mlitaires américains ont trouvé la mort.


Et quid des vies irakiennes et afghanes? Un panneau explique qu'il est techniquement trop compliqué de les symboliser, il n'y a pas assez de place. si l'on représentait une vie par un pas, il faudrait marcher les doigts de pieds contre le talon sur environ 200 miles, soit environ 325 km...

Le site web d'Arlington West Memorial

mardi 30 novembre 2010

Thanksgiving au Lake Tahoe - Photos

Thanksgiving au Lake Tahoe - Thanksgiving in Lake Tahoe (english in blue!) - BILINGUAL

Part 1 - pour les francophones -

Bien loin des plages hawaïennes et des rues trempées et froides de Montréal, notre dernière virée se trouve être la rive sud du Lac Tahoe. A huit heures de route au moins de Los Angeles, les eaux pures et la poudreuse valent bien la traversée de la Californie. Et c'est reparti pour un tour!

Pour les 4 jours de thanksgiving, nous nous sommes retrouvés à une vingtaine de personnes dans une superbe villa du Lake Tahoe, avec un jacuzzi en plein air, sous les pins. Passé l'intoxication d'un bain trop chloré, la baignade sous la neige est un délice!

A 14 nationalités différentes - désolée, Georges, je n'en trouve que 14, pas 15...- nous avons skié - pas moi- fait des raquettes -moi-, visité, shoppé, fait des bonhommes de neige -une famille-, de la luge, nous avons dansé, nous avons festoyé, nous avons joué - au poker pour les durs- .... bref, un vrai sommet de l'ONU.

Les nations représentées par la crème de la crème, les gens les plus adorables qui soient:
- l'Egypte,
- l'Italie,
- l'Espagne,
- Le Danemark
- la France,
- l'Allemagne
- la Russie -
- la Pologne,
- L'Afrique du Sud,
- l'Inde,
- La Thaïlande,
- Cuba
- le Venezuela,
- le Mexique

Après une dinde enorme, quelques pots de Nutella, pas mal de bouteilles, des cup cakes à effets secondaires, des kilos de viande à barbecue, et un demi pot de peanut butter trop liquide, nous devons nous quitter... à grand regret! Une journée entière de chute de neige ne facilite pas les adieux déchirants... et nous devons nous rouler sous les voitures pour mettre des chaînes.

Merci encore pour tout, Georges, et merci à tous: je reste certaine des effets bénéfiques, immédiats et pérennes de cette grande conférences de nos nations unies. Merci, bises à tous! Gonna miss you all!!

PS: Les photos des représentants sont sur facebook

Part 2 - International writing ! my very first translation of this blog- if you have something to say... just let me know!


Far from Hawaïan beaches and rainy cold streets of Montréal, our last trip found itself being in South Tahoe. Being at - at least- an 8 hour drive from LA, pure waters and powder snow are worth California crossing. There we go again!
For 4 Thanksgiving holidays, we were about twenty people in a gorgeous villa in South Tahoe, with an outdoor hot tub, under pine trees. Apart from the intoxication due to a way too chlorinated water, bathing under the snow is delightful.
With 14 different nationalities - sorry, Georges, I only found 14, not 15, but tell me who I forgot- we skiied -not me- we snowshoed -me- visited, shoped, made snowmen - a family, in fact- sledded, we dansed, we partyed -I don't even know if the spelling is right- we played -pocker for tough guys, ... In short, a real UN summit.
Nations represented by their nicest people, La crème de la crème:
- Egypt,
- Italy
- Spain
- Denmark
- France
- Germany
- Russia -
- Poland
- South Africa
- India
- Thaïland
-Cuba
- Venezuela
- Mexico
After a huge turkey, some Nutella jars, quite a lot of bottles, side-effecting cup cakes, pounds of barbecue meet and a half jar of too liquid peanut butter, we have to leave, regretfuly! A whole day of snowing does not help heart-rending farewell... and we have to crawl under cars to settle snow chains.
Thank you so much for everything, Georges, and thank you everyone!!
I'm sure about the positive, immediate, and continuous consequences of our united nations conference! Thanks, hugs and kisses, gonna miss you!
PS: Pictures with people on facebook

mercredi 10 novembre 2010

Road to Hana, Maui

A l'est de Maui, la route pour Hàna


Notre deuxième journée à Hawaï s'est passée sur la route, comme dans n'importe quel Etat américain, finalement. Mais quelle route! la route de Hàna est connue comme l'une des plus belles routes du monde. Elle parcourt la forêt tropicale de l'est de Maui, sur 55 miles.

La magie commence à Paia, ville de plantations de canne à sucre. On longe la belle plage aux vagues monstrueuses du North shore et les plantations au pied du volcan, puis la mer se perd de vue dans les falaises de forêt tropicale. En ouvrant grand les fenêtres, on respire la terre, les plantes et l'humidité chaude. Les stands de fruits sont en libre-service: sur une table, les très beaux fruits attendent à côté d'un pot de confiture qui sert d'urne. Personne n'a prévu de voler ni l'urne, ni les fruits, apparement...

Entre les jardins botaniques et les villages de Huelo et Kailua se distinguent d'immenses cascades et des ruisseaux tranquilles. Les touristes s'y baignent. Les touristes, seulement. La leptospirose et les courants violents existent aussi dans les îles paradisiaques. La route sillonne en virages serrés et les mustangs s'arrêtent en plein milieu pour prendre des photos. Les petites pluies fines sont rafraîchissantes, séchées par les chaudes éclaircies.

Pour garder quelques étapes pour le retour, nous filons jusqu'à Hàna pour pic-niquer sur sa plage de sable noir. au fond d'une baie, la plage est tranquille et les enfants jouent à se couvrir du doux sable noir. Ils ont l'air en collants ou en combinaison de plongée! Propre, le sable ne laisse aucune trace et s'efface facilement. J'ai croisé Gauguin: des Maoris en paréos surveillent les enfants en tressant des lei de fleurs rouges.

L'étape du Wai'ànapanapa State Park est la plus belle: La plage volcanique est noire et brillante. C'est une plage de caviar, ou de perles noires - au choix, suivant l'humeur. Les vagues y sont puissantes. Une grande langue de lave noire plonge dans l'eau limpide, au dessus d'un lava tube, une caverne de lave. Entre les anciennes tombes maories, les plantes grasses et les palmiers jaillissent de la lave en vert fluo. Un Blowwhole, large trou dans le sol de lave, pousse un grondement animal quand les vagues s'y engouffrent... plein les yeux, plein les oreilles!

Nous ne verrons pas les flaques régulièrement rougies du sang de la princesse Popo'alaea, assasinée dans une des cavernes de lave par son mari Ka'akea. Les scientifiques expliquent le phénomène par un développement très ponctuel, plusieurs fois dans l'année, de petites crevettes.

Le retour sans étapes est assez difficile, et je redécouvre ma théorie sur les belles routes. Qui dit "belle" dit surtout qu'il faut avoir l'estomac bien accroché et bien rempli, pour ma part.

dimanche 31 octobre 2010

Reportage photos: Halloween dans la rue

TRICK OR TREATS!!!!!!!!!!!
En passant par Redondo Beach, on a croisé du monde... prenez quelques idées, il y a de très beaux spécimens




Rappel: En double-cliquant sur les photos avec le mulot, le diaporama apparaît en grand, avec des légendes. Etonnant, non?

jeudi 28 octobre 2010

La World Famous Pumpkin Race


L'année dernière, nous avions croisé sur notre balade la Pumpkin race, gros événement de Manhattan Beach. Tous les ans le dimanche d'avant Halloween, Manhattan Beach organise la plus grande course de citrouilles du monde. Bon, c'est vrai que je n'en connais pas d'autre... Le principe est simple: 6 concurents lançent leur citrouille sur roue dans la pente de la rue principale. La première arrivée - peu importe l'état- a gagné.



Cette année, Louis n'y tenant plus a motivé quelques amis pour faire la citrouille la plus parfaite sur un plan technique comme sur un plan esthétique. Notre mascotte: le coq gaullois, évidemment. Nous voilà donc à étudier les citrouilles proposées au village et dans les supermarchés. Les stands mettent à disposition des kits d'axes et de roues, des rampes de test, des pit stop déco, des pit stop bouffe, évidement...  Les kits proposés sont techniquement faibles, d'après nos ingénieurs, mais faute de mieux, ça fera l'affaire. Après s'être bien moqué des professionels au stand de montage citrouille, ils ont décidé de rentrer à la maison pour faire mieux de leur coté.



 

Nous avons deux heures pour créer une merveille d'ingénierie et de design. A plusieurs mains, on y arrive, l'union fait la force: nous voilà avec un magnifique coq gaullois. Non, ce n'est ni une poule, ni un poulet, ni une dinde de thanksgiving, comme disent les gens de la rue émerveillés par notre création. C'est un fier coq, et pas un cygne, comme le suppose l'arbitre-commentateur de la course. Cela nous a valu trois minutes de gloires où tout le monde a applaudi les français. Les enfants sont déguisés sur le même thème que leur citrouille, et derrière les plus belles se cachent des parents hyper motivés. Un monsieur avec un magnifique vaisseau de Star Wars est accompagné d'un enfant qui ne touchera même pas sa citrouille. Il sera là sur les photos, c'est déjà bien...


On arrive juste à temps pour les dernières selections. Après 20 bonnes minutes de queue parmi quelques très beaux specimens, notre coq est prêt à s'élancer. La règle du jeu interdit la poussée initiale: il faut juste le lacher dans la pente. 1 2 3 partez! Notre coq s'élance doucement mais fierement vers la ligne d'arrivée, tout de suite doublé par 5 misérables citrouilles. Cahin caha, au moins, il va droit! - ce qui n'était pas le cas lors des tests dans notre rue...-



Notre coq est fatigué et à l'air un peu moins fier... mais l'important c'est de participer. Il sera quand même sur plusieurs photos, et peut être même dans le journal municipal!

Plus de photos - peut être même de notre coq- sur le site web de la course

vendredi 22 octobre 2010

La côte ouest de Maui: touristes et canne à sucre

Puisque les souvenirs de voyages persistent - enfin, j'espère- je me permets de faire un bond dans ma chronologie pour raconter Hawaï. Trop de choses à partager.

Après environ 5 heures de vols collés serrès à 15°C, notre arrivée à Honolulu- sur l'île d' O'ahu- est moite. Il fait nuit, l'air sent le sucre et les fleurs. Pas le temps d'enlever les jeans et les pulls, on doit prendre le petit avion jusqu'à Kahului, la capitale de Maui. Pas de vahinées ni de colliers de fleurs- lei-, mais de la musique hawaïenne, du ukulele et des hotesses qui nous servent du nectar mangue- goyave. Raffinement extrême: les avions hawaïens sont équipés d'humidificateurs d'air, et ça, après quelques heures de clim glaçée brassée au moteur, ce n'est pas négligeable.

Une première journée à Maui nous convainc de sa réputation: une île à touristes. Et encore, on est hors-saison! les enormes resorts, hotels et lotissements bordent les routes et les plages, dans un paysage de volcans et de canne à sucre. Nous remontons d'abord la côte ouest: les paysages changent en quelques kilomètres: après la verdure les champs de pierres de lave, arrides. Les villes sont tranquilles, tout le monde est paisible. Les voitures se mettent sur le côté pour te laisser passer: les locaux conduisent en regardant le paysage, et te font un petit shaka, "ça va, c'est cool..." Encore plus détendus que les Californiens, c'était donc possible!

Mais parlons peu, parlons bien et revenons à l'essentiel: notre première baignade fut dédiée aux fonds marins, dans une petite crique privée et surveillée, Honolua. Rien n'est indiqué, nous avons suivi les voitures mal garées, et au loin, les nombreuses petites têtes au tuba fluo à la surface de l'eau. Heureusement qu'on est peu, ce matin, il n'y aura que 200 personnes, contre 1000 en été... On a d'abord traversé une forêt de lianes et d'anciennes sépultures. Les poulets se promènent en liberté. Après avoir enfilé tout notre attirail sous des cocotiers - très dangereux, les cocotiers! - on a enfin le monde de Némo au bout des palmes! Comme prévu, l'eau est chaude et on y rentre sans y penser. Après la baignade, on goute aux mangues et aux mini-bananes négociées à un petit stand de bord de route. Sur la pelouse, à l'ombre des palmiers, en regardant les enfants qui surfent sur une eau claire, on comprend mieux l'idée du paradis. Et là, c'est fini, le corps s'endort. Les spécialistes appellent ça le syndrôme de la Polynésie. Plus moyen de bouger, d'ouvrir les yeux. On s'englue dans son plaisir. Mais alors violent. Ils disent que ça se vérifie: humiditée, chaleur, changements climatiques et décalage horaire, ça assome le touriste. Le problème majeur est quand il s'associe à un mal de gorge fatal avec l'eau de mer, au nez bouché, syndrôme que je nommerais, après expérimentation systématique, "le syndrôme de l'avion".

Notre journée de plage se finira... sur une plage de sable dorée, au sud de l'île. Le soleil se couche dans le cratère de Molokini, au milieu de l'océan. Les derniers rayons de soleil luttent avec de gros nuages noirs: quelques gouttes tombent, rafraîchissantes et à peine mouillées.

mardi 5 octobre 2010

Aloha... en attendant Hawaï

Nous revenons juste d'Hawaï...et j'ai encore du mal à réaliser. J'ai tellement hâte de raconter que je vais racourcir mes récits en albums photos, puisque pour l'instant, j'ai surtout des voyages dans la tête, plein, encore et encore et encore
Mahalo pour votre patience!

mardi 14 septembre 2010

Dépassée par les destinations...

Alors que nous sommes en septembre, j'en suis encore à raconter nos voyages de mai. J'ai tellement de temps à rattraper, et surtout beaucoup de destinations. A venir, la fin de notre grand tour par Bryce Canyon et Zion Canyon, puis Big Sur, Carmel, et Yosemite... tout ça en attendant Hawaï!
Il ne s'agit que des voyages: j'ai tellement de choses à raconter, à part ça!
J'espère en tout cas continuez à vous embarquer avec nous autant que possible!
See ya soon pour de nouvelles aventures

Lower Antelope Canyon

Antelope Canyon, Page et le Lake Powell

Les gens nous avaient certifiés qu'une étape au Lake Powell était plus que nécessaire. C'est magnifique, paraît-il, et l'on peut s'y baigner!

Après Monument Valley, nous avons donc filé en direction du Lake, en s'arrêtant toutefois au Lower Antelope Canyon: au pied d'une usine éléctrique de la ville de Page, les Navajos font visiter un étroit couloir de roche rouge et sculptée par l'eau. Vue de l'extérieur, le site ne se soupçonne pas, mais la balade dans les recoins sableux du canyon devient une petite aventure spéléologique assez amusante.

Il fait plutôt chaud quand nous arrivons au Lake Powell,le niveau de l'eau est bas, le paysage est lunaire, sans ombre. Le site de camping est une immense dalle de goudron plantée sur du sable poussiéreux, sans aucun camping-car: tout le monde s'est installé près du lac, sur la "plage". Ils ont sorti les télés, les barbecues à gaz, le matériel de pêche. Y a même un chat en laisse. Ils en sont à préparer le repas du soir, parce que oui, c'est vrai, il est quand même 17h! alors après avoir trouvé une place derrière un gros RV, au risque de s'enliser, on a glissé nos pieds dans la vase glauque et chaude de l'eau du Lake Powell. Non, à part Renaud, personne n'ira dans l'eau...

La soirée s'annonçant funky dans l'Utah,chez les mormons, nous partons faire la fête à Page,de l'autre côté de la frontière, dans l'Arizona. Créée en 1957 pour accueillir les ouvriers du barrage de Glen, la petite ville est située "à l'endroit où les arbres meurent d'effroi", comme disent les indiens... Effectivement, l'endroit à l'air assez mort, mais les quelques bars ont l'air bien sympa. Guidés par le Routard, nous trouvons un vrai bar de locaux - des indiens Navajo qui nous accueille à bras ouvert, c'est le moins qu'on puisse dire. Après un câlin "hug" au videur Navajo, nous apprecions un ptit groupe "garage" qui joue des classics rocks et des compos. Très bons! Le bar se peuple et les gens dansent... Cécile avec un vieux tatoué aux moustaches tressées. Et moi j'ai oublié l'appareil photo.

mardi 7 septembre 2010

Sur les ondes cet été, la plage

Le sud de la Californie produit pas mal de ptits groupes de surfeurs plagistes cool et tranquilles. Bien sûr, les deux emblêmes So Cal sont Sublime qui viennent de Long Beach, et No Doubt, qui viennent d'Anaheim. Cette été, on a entendu beaucoup de Lay me down, par les Dirty Heads, accompagné de deux mecs de Sublime. Voilà le goût de la vie ici.

mardi 24 août 2010

Monument Valley



La journée était déjà bien avançée lorsque nous avons quitté Grand Canyon. La route suit le Colorado puis traverse le Little Colorado pour arriver en territoire Navajo. Les petites cabanes d'artisanat Navajo - et peut être Hopi- se font plus nombreuses. La route remonte dans le Painted desert, longe la reserve Hopi enserrée en territoire Navajo. Après Kayenta et ses stations essences qui surgissent dans un désert de terre rouge,on commence à apercevoir les mesas, ces hauts pitons plats sortis de nulle part... le soleil se couche, tout s'enflamme. La nuit est tombée sur Monument Valley.

Le territoire Navajo est le plus vaste des territoires indiens aux Etats-Unis, avec plus de 175 000 habitants vivant sur environ 69 000 km2, entre Arizona, Utah, Colorado et Nouveau Mexique. Arrivés en terre Hopi aux environs du XIIIe siècle, les Navajo ont été déportés à Fort Sumner en janvier 1862. Les pertes humaines de la Longue Marche - the Long Walk, 500km en plein hiver- ont été suivies de celle d'un quotidien dans la première réserve indienne, Bosque Redondo. Après les famines, les épidémies, les conflits entre les différentes tribus, le gouvernement consent en 1868 au retour des Navajo sur leur terre, limitée alors à 14 000km2. Suivant le tracé gouvernemental américain, cette terre traditionnelle et sacrée entoure le territoire Hopi. Les deux peuples n'ont jamais été en très bon terme, et aujourd'hui, alors que l'économie du tourisme fait rage, les Hopis se sentent complétement phagocytés.

Nous garons RV - le camping car- sur l'ère de camping: un terrain de sable rouge bien compressé, avec 3 toilettes de chantier et deux tables de pic-nique. Sobre, mais bon, on n'a besoin de rien, on est là pour communier avec les éléments. Tiens, au fait, la pierre indienne qui interconnecte l'homme aux éléments naturels est la turquoise.
Je suis tellement Nature que je suis irrésistiblement attirée par la boutique de souvenirs Navajo, entre l'hôtel et le musée. Je vais pouvoir être encore plus en phase avec toutes ces très belles bricoles artisanales! pas très loin se cachent des Minnetonkas, les célèbres mocassins indiens prisés des stars hollywoodiennes comme des minettes germanopratines... Possible ou pas? Cécile adhère à mon envie. Validée, nous étudierons la question demain.

Après une très courte nuit noire agrémentée de hurlements de coyotes, Louis et moi mettons les pieds dans le sable rouge pour voir le soleil se lever sur les Mesas célèbre de Monument Valley. Tiens, y a John Wayne, là-bas... A bien y regarder, on les reconnaît, comme si on les avait toujours vues. Le fait est, vu le nombre de films tournés ici, on les a vu un grand nombre de fois depuis tout petits. Mais rien n'empêche le spectaculaire, c'est quand même mieux en vrai!

Notre cher RV continue à montrer ses limites: il ne pourra pas remonter sur les pistes caillouteuses de la Valley sans l'intervention des dépanneuses Navajo... nous renonçons au grand tour pour marcher deux heures autour d'une Mesa. Les lézards sont gros comme des varans et les énormes colonies de fourmis rouge sur sable rouge rappellent les tortures indiennes. La balade n'est pas longue, plutôt tranquille. Nous partons tôt: après Antelope Canyon, il sera peut être encore temps pour une baignade dans le Lake Powell...

jeudi 17 juin 2010

les photos du Grand Canyon



Pour les vidéos, c'est sur mon profil facebook

Grand Canyon


Après avoir regardé une vidéo sur l'usage d'un camping car, qui aurait été probablement très instructive si nous l'avions vraiment regardée, nous voilà enfin partis sur la route!

Nous passons dans l'Arizona, par le barrage de Hoover - Hoover Dam pour les intimes. Il produit l'électricité du Nevada, de l'Arizona et de la Californie, et contient le Colorado en un lac, le lac Mead, qui irrigue la ville entière de Vegas et sa région. Quand on goûte à la sécheresse locale, on comprend mieux pourquoi en passant sur le barrage, on voit d'un côté la roche des falaises qui bordent le lac marquée par l'ancien niveau de l'eau- plusieurs mètres au dessus de l'actuel- et, de l'autre côté, le grand et célèbre fleuve Colorado qui s'enfuit en un minuscule filet d'eau. Ce même Colorado qui irriguait les cultures indiennes et mexicaines ne produit plus assez d'eau pour les réserves indiennes en aval.

La route descend ensuite vers la 66 que nous suivons de pas très loin sans même la prendre: au delà de notre route 40, les routes sont plutôt des pistes sur un sol de rocaille blanche. Les villes de la carte sont formées par des ensemble de mobil home. Les gros SUV soulèvent des nuages de poussière sur leur passage: ça y est, le Far West!!!!

La route est longue, mais il fait moins chaud et le soleil commence à descendre. Le plat se vallonne, puis se creuse de canyon, le mot magique. Les sillons mangent la terre, et l'on voit apparaître au loin quelques "monuments" et montagnes avec même un peu de neige- trèèès loin. Au fur et à mesure, des sapins et des pins bordent la route sur un sol qui redevient plat. Nous entrons sur le plateau de la rive sud, et arrivons à Grand Canyon Village à la nuit tombée.

Après un barbecue sans bois ni lampe de poche suivit d'une nuit peuplée de bêtes qui rodent - que j'ai été la seule à.......imaginer?- on touche au but: nous, là, face à l'une des choses les plus spectaculaires qu'il m'ait été donné de voir. Le gouffre est immense. Tellement différent des images et des photos. Les couleurs se chevauchent, les plateaux se rapprochent et s'éloignent, et la ligne d'horizon reste toujours aussi droite. Nous remontons le sentier qui longe la rive Sud à partir de Mather Point. Le mince filet bleu du Colorado nous signale le fond du canyon.Mes yeux ont du mal à suivre la profondeur.De notre point de vue, le canyon fait à peu près 1500m de profondeur tailladée en strates qui remontent à 1,8 milliards d'années pour la plus vieille. Sa largeur varie entre 13km et 26km. Nous voyons la pluie se former à l'intérieur du canyon et le soleil au loin qui illumine une gorge rouge et orange.

Nous suivons le sentier- assez sécurisé et très pédagogique- qui borde le canyon en passant sous les pins. Il y a de plus en plus de monde et de plus en plus d'écureuils qui grimpent sur les gens pour récupérer de la nourriture. Une maison traditionnelle Hopi est entourée d'hôtels. Un peu plus loin, le Bright Angel Trail descend dans la faille du Bright Angel. Des panneaux d'avertissement montre la photo de Stacey, 27 ans, en train de se faire réanimer par une équipe de secours après avoir été prise d'une attaque de chaleur. Il ne la réanimeront pas. Nous voyons les gens descendre et devenir fourmis.Certains groupes descende à dos de mule. Il paraît qu'il faut 7 à 8 heures pour descendre. J'attendrais bien pour voir qui peut remonter, mais nous avons encore de la route à faire...

vendredi 11 juin 2010

A la radio: Creedence Clearwater Revival

J'ai toujours été persuadée que le son de Los Angeles consistait surtout en du gros R'n'B MTV avec des filles qui shake leur booties. Mais la radio, la télé, et les bars diffusent surtout presque exclusivement et à mon grand plaisir du rock'n'roll et ses dérivés. On entend partout et tout le temps des grands classiques allant de Janis Joplin à Sublime... un peu cliché, ils accompagnent la route avec de la country, et tout le monde danse le samedi soir sur Sweet child O' mine des Guns'n'Roses. Bref, peu de nouveautés, mais ça fait quand même du bien de changer de classiques: apparemment, depuis 1967 la radio ne s'est jamais arrêtée de diffuser les Creedence Clearwater Revival, un grand classique qu'on entend jamais en France - à part peut être les reprises de Proud Mary.

Et bien moi, dans le désert de Mojave ou en allant à San Francisco, tous les tubes des Creedence me rappellent les routes de Dordogne. Périgord-US, il n'y a qu'un pas... et mon papa avec ses lunettes de soleil et le bras gauche appuyé à la portière, fenêtre grande ouverte...

mercredi 9 juin 2010

Las Vegas


Je ne serais jamais passée par Vegas, si ce n'était pas une étape pour aller au Grand Canyon. A l'entrée du grand tour des merveilles naturelles américaines, nous y avons retrouvé Renaud et Cécile pour récupérer un camping car -RV- avant de filer vers les grands espaces.

Au bout du désert de Mojave on se retrouve dans un désert qui à l'air bien plus grand, l'Etat du Nevada. L'entrée est marquée par une espèce de casino et de mini parc d'attractions, avec de toutes petites montagnes russes. Les panneaux indiquent que la prochaine ville après Vegas est Salt Lake City, dans l'Utah, à 676km de là. Et puis on voit surgir au bord de la route des maisons jumelles qui se suivent sur des kilomètres de résidences, et des fantômes de buildings floutés par la brume de chaleur.

L'hotel Louxor, celui de Mars Attacks, est beaucoup moins glamour que sur les images et la piscine qui était l'endroit où j'avais prévu de passer tout mon temps atteint difficilement son mètre de profondeur. Un petit tour sur le Strip sous le cagnard du début d'après midi ne me persuade pas de l'attrait de la chose... et dire que les gens viennent y passer des vacances! Le ciel se couvre, l'air est lourd, les rues sont pouilleuses, les casinos aussi. Les filles qui dansent -mal- sur les tables sont toutes des poupées au label douteux, et les mecs ont des allures de macs. Les canapés sont troués et puent le renfermé...

Pas franchement déçue, il a fallu que j'attende la nuit pour me prendre au jeu.Dès la nuit tombée, les boutiques deviennent belles et lumineuses. Tout s'éclaire, et Vegas devient un parc d'attractions. nous avons profité d'un show au piano-bar du Flamingo, avant d'aller manger un burger à Paris! Les rues de New York sont magnifiques, Le Bellagio, lui, est franchement classe. Bon d'accord, on s'est beaucoup amusé, et le tout sans avoir beaucoup joué...

Merci Renaud pour la photo!!

vendredi 21 mai 2010

jeudi 20 mai 2010

La neige de mai à Los Angeles: Big Bear




Un peu d'hiver à LA? Dès les premières vagues de froid,en novembre, la neige a recouvert la chaîne de San Gabriel et au lendemain des jours de pluie à Manhattan Beach- si, si...- on voyait là-bas, derrière les palmiers, les collines d'Hollywood blanches de sucre-glace. Alors que nous étions encore à barbotter dans l'eau sous un soleil de 25°C, les jeunes californiens passaient leurs week-ends à la montagne. Mine de rien, Los Angeles c'est aussi le ski! j'aurais presque envie d'essayer...

D'après la légende, les stations sont à deux heures de la plage, montre en main... les jours où absolument personne n'a décidé d'aller skier: impossible d'atteindre les stations bondées de décembre à février. Un genoux abîmé et mon amour naturel du ski nous ont permis d'attendre la fermeture des pistes pour enfin découvrir Big Bear, petit village suisse de Californie sous le beau soleil de mai.

Big Bear Lake est situé au bord d'un beau lac artificiel, au milieu de la Forêt Nationale de San Bernardino qui, sous une déclinaison de pins et de sapins, abrite de gros ours- comme le nom du village le laisserait à penser. Les indiens Serrano et Cahuilla y survivaient en chassant le grizzli... j'essaierai de l'oublier dans nos prochaines balades. On accéde au village par une longue route de crête qui longe des à-pics couverts de neige: la montée à plus de 2000 mètres est brutale. Le village mêle des châlets suisses, des maisons bavaroises, un magasin de spécialités allemandes à côté d'un magasin indien, des maisons canadiennes et un restaurant himalayen avec un délicieux fromage au lait de yack fait maison -sur place?

Après dégustation de mets locaux et moins locaux, ainsi qu'un peu de repos dans une piscine brulante, nous avons pu profiter des magnifiques promenades en forêt. La terre est étonnement très sêche, et le vent souffle fort: à en juger par les immenses étendues de vieux troncs calcinés, des pans entiers de forêt doivent être réguliérement ravagés. Les deux heures de promenade au grand air sont bien salutaires et pédagogiques: un guide de la faune et de la flore nous apprend que par là vit l'ours, le lion des montagnes -plus connu sous le sobriquet de puma-le lynx et notre cher ami, le serpent à sonette. La chance avec nous, nous avons seulement pu admirer les beaux écureuils, lézards, et quelques rapaces.

Une fois de plus, la nature Californienne et ses grands espaces nous a plus que séduit. Du vrai rêve. Je pense me faire ermite. Et c'était bien vrai, quand personne ne décide d'aller skier, le trajet dure deux heures montre en main... et après une descente bien sentie au niveau des tympans, nous avons tristement retrouvé la ville, les kilomètres et les kilomètres de lotissements aux pelouses vertes et grasses, en plein milieu du desert. Nature, je reviendrai...

mardi 20 avril 2010

Stylo américanosophe



Petite pensée pour mon frère qui, grâce à l'Eyjafjallajökull, a fait une pause dans sa quotidienneté -comme bon nombre de gens- pour découvrir une oeuvre d'art, le magnifique Golden Gate. Il ne l'entend peut-être pas de cette oreille, étant coinçé à San Francisco...

vendredi 9 avril 2010

"Fatigué des Trojans"ou le fair-play universitaire...


"Tu t'es trompée de T-shirt!", rigole Karlee, ma copine du bureau des étudiants internationaux de LMU, alors que je me promène toute californienne, bronzée dans mon beau T-shirt vintage UCLA. Naïve, je ne relève pas. Plusieurs semaines après, je tombe sur un article particulièrement virulant. Ouïe, je m'exposais le nez au vent à une guerre clanique.

Le Loyolan,très sérieux journal de la fac depuis 1921 a publié le mercredi 10 février 2010 un article intitulé "Fatigué des Trojans". Après avoir précisé que les couleurs de LMU étaient bien bordeaux "cramoisi" et bleu marine, et non pas rouge cardinal et or comme celles des Trojans de USC, le rédacteur développe les raisons de son énervement flagrant devant les étudiants qui se promènent sur le campus de LMU avec les couleurs et sigles de USC.

Les principales facs de Los Angeles sont UCLA et USC. Elles combattent gentiment, sous des airs polis et bien pensant, en se disputant à qui mieux mieux la beauté du campus, le nombre de fast food présents sur le campus, les fêtes étudiantes -sans alcool, bien sûr!- qui sont évidement des fêtes de charité,sans oublier le nombre de zéros sur les taux des droits universitaires - on n'a rien sans rien. Les porte-étendards sont les confréries, sororités et équipes de sport. UCLA et USC se distinguent par leur équipe de football, et LMU, qui ne se tient pas si loin dans la bataille, pour son équipe de basket et son équipe féminine de Waterpolo.

Petite note: je vais nage une fois par semaine, alors qu'elles s'entrainent... Dans le temps que je mets pour faire une longueur, elles en ont fait quatre... et encore, sans les bras...

Malgré ma mauvaise volonté avérée, j'ai été agréablement surprise par la bonne ambiance du sport à la fac: elle est toujours festive et chaleureuse. Hélas,je lis dans cet article que "USC is a rival, not our big brother school". Sortez vos armes!!

L'article développe sous forme de match, en comptant les points, les avantages d'une fac sur l'autre. Et j'apprends que LMU vaut mieux que USC pour: la verdure de son campus - super, arrosez à fond le Sud de la Californie!- "les jésuites bien habillés" (sic!)la sécurité du campus en dehors de la ville plutôt qu'en centre-ville, le sport et l'emblème qui est le lion (contre un cavaliers troyen).

En pensant d'abord à une blague - "ha ha, ils sont très fort en second degrès, ces américains!" - j'ai réalisé que ça n'en était pas une, et que certains étudiants placent leur fierté dans un T-shirt : "I don’t want to see anymore USC paraphernalia strutting around campus. All you USC fans better keep your pride hidden, or at least put an LMU shirt right over it. Now that the score is out, LMU no longer accepts Trojan fans" "We only accept Lion pride here". L'article se termine par cette menace.

C'est bizarre, je suis pourtant persuadée que dans Le Code d'honneur du Lion affiché partout dans la fac, on parle de fraternité, de charité, et même de fair-play...

Mais je n'ai pas assez bien décrit l'article, c'est une perle. Allez le lire: http://www.laloyolan.com/opinion/totally-tired-of-trojans-1.2148175

Au bon souvenir de cet hiver




La nageoire caudale d'une baleine qui plonge...

vendredi 26 mars 2010

Stylo américanosophe



Nobby Clark's Folly

mardi 23 mars 2010

Il était une fois dans l'Ouest


Il était une fois dans l'ouest du Texas, Edmund,un ranchero qui avait perdu ses bisons. Alors qu'il parcours son terrain pour recencer ses bêtes après une période de violents orages, il note avec inquiétude qu'il en manque plusieurs: là, entre plaines et canyons, les brusques et violentes averses creusent la terre en de profonds fossés de boue qui peuvent parfois emprisonner et, pire, noyer les animaux imprudents.
En verifiant les enclos, le fermier remarque alors dans les fils barbelés un espace suffisement large pour qu'un bison puisse s'y glisser. Plus ou moins rassuré, il téléphone alors au fermier voisin, Jackie:
- J'ai perdu mes bisons, as-tu vu mes bisons?
- Il n'y a plus de bisons ici, répond Jackie en raccrochant aussitôt.
Inquiet, Edmund attend le lendemain pour rappeller Jackie, qui lui répond "Je me suis occupé des bisons".
Jackie a alors admis avoir tué les 51 bisons d'Edmund en deux jours, laissant les cadavres des bêtes à leur triste sort, sous le soleil du Texas.

C'est arrivé la semaine dernière. Edmund a bien sûr intenté une action en justice. Mais aux yeux de la loi texane, Jackie n'a pas à être blâmé: d'une part, le droit de propriété texan assure que tout ce qui se passe sur le terrain ne regarde que le propriétaire, et d'autre part, le bison étant classé "animal indigène" et non pas "bétail", il ne bénéficie d'aucune protection.

Au delà du préjudice moral et "sentimental", Edmund a perdu 3500$ par bison. En effet, dans le ranch d'Edmund, chaque bison abattu coûte 3500$ au tireur, constituant un confortable revenu à Edmund, éleveur de bisons exclusivement reservés à la chasse.

Allez voir l'article "Texas Buffalo Shooting Triggers Culture Clash"
by Wade Goodwyn sur: http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=124890977

jeudi 4 mars 2010

mercredi 3 février 2010

Death Valley

Death Valley National Park

Dès la sortie de l'agglomération de Los Angeles, après les monts enneigés de San Gabriel, on plonge dans l'immense désert de Mojave, au sud de la Death Valley. Il reste alors trois heures et demi de route avant d'atteindre le parc national, trois heures et demi où les villes pourtant notées sur la carte se résument en majorité à une vieille station-essence-supermarché entourée de deux ou trois mobil home. Les routes deviennent de plus en plus étroites, et au delà de la route inter-état 5, deviennent peu à peu des pistes à peine goudronnées, et les panneaux des villes qui se font de plus en plus rares affichent, comme dans Lucky Luke, un nombre d'habitants de plus en plus faible. Certains mystères américains s'éclaircissent, dont la possession massive des SUV - énormes engins plus ou moins 4x4 - et l'unanimité de leur utilité, et ce même chez les gens qui ne mettront pas les pieds hors de Los Angeles mais ça c'est une autre histoire.

Avant de quitter l'axe principal Interstate Highway 5, nous visitons la petite ville fantôme de Calico. A moitié reconstitué, c'est un ancien village installé sur des mines d'argent. C'est très exactement Walnut Grove - le village de La petite maison dans la prairie - face au désert. Voilà, il ne nous reste plus qu'à longer le parc national sur deux heures de toute petite route, nous indiquant bien qu'on ne trouvera pas d'essence avant l'intérieur du parc, soit deux bonnes heures. En arrivant, la vue du Zabriskie Point annonce la couleur -Ta dah! - et un petit passage chez les rangers nous informe des meilleurs endroits à voir, de l'importance de ne pas mettre sa main dans un trou, de l'importance de ne pas s'engouffrer dans les anciens tunnels des mines - qui aurait l'idée de faire une chose pareille, tient, y en a qui l'ont eu! et en plus je les connait - de l'importance de ne pas gouter le sel des sols de la Vallée à 50 mètres des gisement de Borax - tient, pareil, je connais des gens qui ont essayé! - et surtout, surtout, de l'importance de boire tout le temps - et même si "oh non mais moi j'ai pas soif".

La vue de notre hôtel- disons "ranch"- le petit matin est assez spectaculaire. Le lever du soleil sur les monts du Panamint Range fait encore "Ta dah!" Et la cerise sur le gâteau, c'est le coyote que Louis et moi avons croisé, là tout près de nous. Il s'est mis à hurler alors qu'un chien et son maître passaient par là, c'est comme ça qu'on l'a reconnu! Les rangers déconseillent d'amener son animal domestique. Ils disent qu'il y en a deux ou trois par an qui disparaissent...
Nous voilà donc partis pour Badwater -282 pieds en dessous du niveau de la mer- Devil's Golf course et l'épaisse croute de sel sur laquelle on marche, Natural Bridge, Artists palette - même formation que les ocres de Roussillon. Alors que le temps était froid et nuageux, le soleil se lève pendant notre marche de deux heures dans le Golden Canyon. L'effet "Vallée de la Mort", et les bienfaits d'un petit-déjeuner américain - vous-ais-je déjà précisé que j'étais fan?- se font sentir. La soif n'est pas le pire quand on est bon élève et qu'on n'attend pas d'avoir soif pour boire. Mais les lèvres se craquellent et les yeux piquent très rapidement! Les paysages sont tous plus étranges les uns que les autres et on voit la formation de la planète Terre à l'état pur. C'est vivant! ça bouge! ça crisse! ça chante! la stratification, l'érosion, l'âge... un paradis pour les profs de sciences naturelles! Les dunes de sable de Mesquite flat nous offrent un coucher de soleil de luxe, et la nuit noire post-burger-du-saloon nous offre les plus belles étoiles. Qui a dit qu'il y avait des humains sur cette planète?

La lendemain, la Vallée de la Mort sans soleil est pour le moins rafraichissante. Les vents sont froids et s'engouffrent partout! Puisqu'il en est ainsi, nous allons visiter, au chaud, le Scotty's Castle, avant de repartir vers la ville. Johnson, un timide millionnaire de Chicago, s'est fait construire par les indiens de la tribu shoshone du coin une résidence secondaire dans le style des missions espagnoles de Californie, et prétendait qu'elle appartenait à son meilleur ami, Scotty. Là, dans la Vallée de la Mort, il avait l'eau courante, plusieurs salles de bains un orgue d'église mécanique, plusieurs piano et même un réfrigérateur et une glacière, cachés dans un buffet espagnol pour garder le côté authentique.

Nous rentrons par la vallée de Panamint, autre territoire traditionnel des Timbisha Shoshone. Ce n'est pas fini de nous en mettre plein les mirettes? Puisque j'ai vu la Terre de plus près, et puisque j'y ai survécu, je ne vois pas pourquoi je rentrerais m'enfermer dans une boite devant des écrans. Ça y est, c'est décidé, quand je serai grande, si je n'arrive pas à devenir une Timbisha Shoshone, je serai ranger au Death Valley National Park.

La Death Valley de plus près:
http://www.nps.gov/deva/index.htm

http://www.timbisha.org/


mardi 26 janvier 2010

A suivre: les aventures d'un groupe de parisiens dans la Vallee de la Mort

Bientot, je vous raconterai notre western dans la Death Valley. Il va falloir attendre le retour d'internet... Depuis les tempetes de la semaine derniere, durant lesquelles j'ai regarde les cables et les pinces-crocos qui les relient se balancer dangereusement a moins d un metre de ma fenetre, nous sommes coupes du monde: plus d'internet, plus de telephone, oh mon Dieu qu'allons nous devenir? J'ai donc rampe sur des kilometres jusqu'au clavier americain le plus proche - je suis alle en voiture a la fac innondee- pour vous ecorcher quelque message de patience. Ah, le confort moderne americain.... ca fait rever........

mercredi 20 janvier 2010

Un petit week-end sympa

A l'occasion de la venue de son frère, Louis m'a dit "tiens, on pourrait se faire un petit week-end sympa dans la Vallée de la Mort!". Avec un nom comme comme ça et toutes les histoires qui s'y associent, il y a vraiment de quoi y passer "un petit week-end sympa". Il suffit de lire les statistiques:
- Taux d'humidité de l'air de 3% 4 mois dans l'année,
- températures moyennes en été autour de 50°C à l'ombre- on peut faire cuire un œuf sur les pierres,
- 17 espèces différentes de serpents + plein d'autres reptiles gonflés de venin dont une seule goutte suffirait à tuer un éléphant (bon là j'extrapole un peu...)+ les tarentules, grande spécialité locale, les scorpions, les coyotes, lynx et autres lions des montagnes.
Et là, vous me dites "oui, mais ce n'est qu'en été... " Et bien moi qui ai lu des Lucky Luke, vu des westerns, j'ai quand même vérifié. Je devais faire face à mon destin, et quitte à y aller, autant se renseigner : en hiver, le taux d'humidité ne dépasse pas les 25% et les températures varient de -10°C à 18°C... on essaiera d'avoir le 18. Les animaux dangereux, eux, sont toujours là. Dans ce milieu, pas d'hibernation.
Les guides touristiques sont très rassurant, avec tout ça. Tous consacrent une petite partie sur "comment rester en vie", "les précautions à prendre" de type "ne pas poser le pied par terre", "combien de morts cette année". Mon destin était là devant moi, j'allais savoir si j'étais aussi forte que Cable Hogue.